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samedi 19 avril 2014

Payer ses impôts via un "Flashcode", ça marche pas toujours...

Le site de la direction générale des finances publiques n'est inconnu de personne. C'est ainsi que l'année dernière, le site a enregistré près de 85 millions de visites, 13,6 millions de télédéclarations dont 2,4 millions ont été payées en ligne.



Parmi les moyens de payer ses impôts, la DGI a mis en place le paiement via un Flashcode. Déjà, première question, pourquoi utiliser un Flashcode alors que cette techno franco-française est morte née depuis 2007...


Pour que cela fonctionne, il faut bien évidemment télécharger l'application adéquate dont voici la vidéo : 




Le seul problème, c'est que cela ne marche pas toujours. Regardez les commentaires sur la vidéo Youtube ou encore, ceux publiés sur le Google Play : 

Hervé : Une vraie merde ne fonctionne pasFlashcode non reconnu veuillez recommencer ! Appli inutile qui a sûrement du coûter une fortune, mais c'est l'état français faut pas s'étonner

Bertrand : Bug La lecture du QR code ne fonctionne toujours pas pour la déclaration des impôts 2014, l'application devient de ce fait totalement inutile. Une mise à jour s'impose !

Stéphane : "Votre code barre est erroné" Soit l'application a un bug, soit le code-barres de ma déclaration est réellement faux. Dans les 2 cas, cette application devient inutile !

Après avoir essayé sur notre propre déclaration, voici le message d'erreur : 



On aurait pu attendre de la Direction Générale des Finances Publiques qu'elle sorte un service fonctionnel, mais non. Orange a dû être le prestataire obligatoire et c'est donc un service inutile pour les 22 millions de personnes qui reçoivent encore leur déclaration papier. 


lundi 10 mai 2010

Cameraphone : quelques news et un peu de mauvais esprit

  • Layar permet dorénavant de monétiser les calques de données (60% pour le développeur, 40% pour Layar) ; le service sera bientôt disponible en Europe. A lire ici.
  • Pas une collectivité de France n'a pu passer à côté des Flashcodes., ces codes 2D fait d'un identifiant français et dont le logiciel ne lit pas les codes 2D publics. Maggi avec Wayma ou Darty avec Mobiletag testent de nouveau des Flashcodes (pour savoir si ça marche pas ou vraiment pas).
  • Tales of things se lance dans la mémoire des objets via code 2D, un peu comme stickybits, mais sans les codes 1D. Il faut donc coller un code 2D sur un objet... Encore des gens qui se prennent pour le GS1, qui devrait être une plate-forme ouverte sur lesquels les gens interagissent. Cinq universités anglaises participent au projet.
  • Avez-vous essayé Plinkart sur Android, le moteur de recherche visuelle sur l'art racheté il y peu par Google ?
  • Les QR code sur Facebook ont fait un bide et même pire, ont inquiété beaucoup d'utilisateurs qui prenaient cet étrange pictogramme pour un virus. Malgré l'ouverture de groupes sur la plate-forme pour en discuter, Facebook a préféré faire comme si de rien n'était. Well done !
  • Traduction à la volée de phrases (OCR) avec Goggles sur Nexus One. Il paraît que ça marche.
  • Un très beau dossier sur la réalité augmentée qui nous vient d'Owni.
  • Et sinon, vous connaissez QRgirls ? :

mardi 16 février 2010

Prix des Flashcode en France pour les entreprises



Prix Flashcode orange suspension 5 000, première mise en ligne par JA_FS.
Source : Orange/FT

lundi 8 février 2010

MobileTag décode le Flashcode, le Datamatrix, le QR Code et les codes EAN



MobileTag pub, première mise en ligne par BatMinh.

A lire sur ServicesMobiles


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jeudi 4 février 2010

Le marché US des codes 1D/2D : les telcos se sont aussi positionnés en péage

Le marché US du marketing mobile via code 2D et code 1D (puisqu'il ne s'agit ici que de marketing) est une histoire pleine de rebondissements, (un peu comme ici - en France). La connexion au réseau internet via code-barre avec un ordiphone (et oui, on dit comme ça maintenant en France) aura été l'occasion d'une guerre des brevets entre Neomedia et Scanbuy, commencée en 2004 et qui aura duré 5 ans.

Le principal brevet de Neomedia 6,199,048 pour la résolution indirecte de code-barres, peut se décrire ainsi :
1/ l'utilisateur scanne un code-barre avec son ordiphone via un logiciel qui retrouve l'Identifiant encodé dans le code-barre
2/ le logiciel envoie cet identifiant vers une "clearing house" pour retrouver l'URL associée à l'identifiant.
3/ la "clearing house" renvoie l'URL vers le navigateur mobile.

C'est exactement le même modèle que le Flashcode en France. En revanche, les lecteurs de codes-barres déployés prennent en compte non seulement l'écosystème propriétaire qu'ils souhaitent mettre en œuvre, mais aussi l'écosystème public qui s'appuie sur les standards et protocoles de communication de l'Internet. En un mot, l'encodage/décodage de texte n'est pas bridé comme en France. Le marketing a bien senti que tourner le dos à l'utilisateur n'était peut être pas dans son intérêt.

Deux acteurs majeurs se sont positionnés sur ce marché : Neomedia et Scanbuy.

Scanbuy est une société fondée à New-York fin 2005 par Olivier Attia et Avi Chai Outmezguine avec en tête cette idée de faire le lien entre le monde du "on line" et du "off line" par l'intermédiaire du portable et des codes-barres. Ils détiennent une trentaine de brevets.

Neomedia, une société fondée en 1989 et basée à Atlanta en Géorgie, se targue d'avoir également 30 brevets à travers 13 pays et 29 en suspens. Neomedia a rapidement compris l'intérêt de s'appuyer sur les opérateurs de télécommunication, d'autant plus que des sommes astronomiques ont été englouties en brevets, procès, et changements de direction tous les 6 mois (mais cela va mieux maintenant je crois). Neomedia a compris que leur vision de l'Internet mobile correspondait surtout à celle des opérateurs de télécommunication (ou l'inverse, je ne sais pas) ; ils se sont donc tous réunis derrière le CTIA (leur association SMS+) :
CTIA-The Wireless Association®, is an international nonprofit membership organization founded in 1984, representing all sectors of wireless communications – cellular, personal communication services and enhanced specialized mobile radio. 
Fin 2007, le CTIA créait le Code Scan Action Team et fin 2008, nous livrait ce livre blanc :
The intent of this White Paper is to help define, develop, and promote a multi‐player, interoperable ecosystem for camera‐phone based 2D barcode scanning in the US market. A CTIA Code Scan Action Team (CCSAT) was formed under the direction of CTIA ‐ The Wireless Association® (CTIA) to identify the means to stimulate early adoption of this service with US consumers.
Mi-2009, un écosystème complet était mis sur pied en s'appuyant sur deux types de symbologies, l'eZcode, code 2D propriétaire inventé par Scanbuy et le Datamatrix indirect, avec une solution brevetée par Neomedia.Les réactions de certains ne se sont pas fait attendre longtemps :
CTIA: Let’s make a closed system! ou encore "Welcome to CTIA, where only we can take a perfectly simple idea like open source 2d bar codes and turn it into a multi level money grabbing screwup".

L'écosystème du Carrier Code Scanning Action Team s'appuie donc sur quelques sociétés et se positionne sur l'exploitation marketing des deux symbologies Datamatrix et eZcode.

En juillet 2009, Neomedia annonçait avoir signé le premier accord de licence, non exclusive avec... MobileTag (oui, oui, la boîte française dont on a parfois parlé sur ce blog), une spin-off d'Abaxia, prestataire historique d'Orange, et qui depuis est devenue autonome et s'est faite financée. Comme je le disais plus haut, le modèle adopté par l'AFMM est similaire à celui breveté par Neomedia et, plutôt que verser dans une nouvelle guerre des brevets, MobileTag a préféré signé un accord de licence.
ATLANTA / LONDON, July 29, 2009 – Today NeoMedia Technologies, Inc. (OTC BB: NEOM), and Mobile Tag, Inc. leaders in mobile barcode technology, announce a non-exclusive patent licensing agreement for machine readable mobile codes under NeoMedia’s patent portfolio.
Vous remarquerez que dans le domaine des codes-barres, tout le monde est leader in mobile barcode technology, mais bon.

Le CTIA a donc mis sur place une "clearing-house" permettant de router tous le trafic émis par les codes 2D générés et contrôlés par leur soin pour se positionner comme fournisseur global de solution.

Il est intéressant de remarquer que Google la communauté de développeurs autour de Google s'est positionnée sur une autre symbologie, le QR Code, inventé par Denso Wave au Japon, et dont la sémantique permet d'encoder du texte ou des chiffres et d'instituer une connexion direct, indirect. Les japonais n'ont jamais pensé créer un écosystème de code-barre comme celui envisagé en France. La technique a été mis à la disposition de tous, et le marché s'est créé sur les services (connexion directe et clearing house). L'intelligence est déportée au bout du réseau plutôt qu'à son centre.

En tout cas, j'ai l'impression que Google se fout complètement de toutes ces histoires de péage et de monopole créé de toute pièce. C'est bien dommage que le Datamatrix, qui était tombé dans le domaine public, soit de nouveau breveté par Neomedia à travers un système d'information (comment peut-on breveter un SI?). Cela me fait penser à cet article de RWW quis s'étonne des brevets de Yahoo dans le domaine de la réalité augmentée sachant que rien n'arrive si ce n'est des applications purement marketing et commerciales. Seulement, le marketing sur mobile ne fonctionne pas du tout comme le marketing... tout court.

Une question me taraude l'esprit et j'espère que nous pourrons échanger à ce sujet dans les commentaires.

Je sais que quelques membres du GS1 France lisent ce blog ; le GS1, organisé sous forme d'association, est l'organisme mondial gérant l'unicité des codes-barres 1D. Ce n'est qu'une partie de leur activité puisque la mission du GS1 est créer pour leur membres une gamme variée de standards qui sont utilisés au total par plus de 20 secteurs d'activité dans 150 pays : un million de sociétés de toute taille exécutent plus de 8 milliards de bips par jour. 
Pour cela, ces entreprises utilisent les produits, solutions et technologies produites par GS1 comprenant : Le code à barres ; L’EDI :Echange de Données Informatisé ; L'e-Com : le commerce électronique ; Les catalogues électroniques: l'ensemble des catalogues certifiés constitue le réseau GDSN (ou Global Data Synchronisation Network) ; L’étiquette radiofréquence : standard GS1 EPCglobal (pour Electronic Product Code), déployé par la norme RFID (Radio Frequency Identification Data). La RFID est une technologie d'identification automatique contenant une puce électronique associée à une antenne et attachée à un objet. Il est possible de lire à distance l'information contenue dans la puce ; La traçabilité des produits : Standard GS1-128.
L'objet du GS1 est donc de créer des racines d'identifiant, par pays, puis organiser la délivrance d'autres racines d'identifiants à leurs membres, puis de faire interagir le tout par le biais de bases de données hétérogènes mais connectés (corrigez moi si je me trompe).

Quelle est la position du GS1 face à un Neomedia qui déposent un brevet sur un système qui existe depuis les années 1970 ? Est-ce que remplacer le "récepteur" par un "téléphone" permet de déposer un brevet pour bloquer toute la chaîne de valeur ? Le GS1 va t-il devoir s'acquitter d'une dîme payée à Neomedia à chaque fois que quelqu'un scanne un code-barre dans le monde ? Même si Neomédia est une société dont la capitalisation est (relativement) importante, n'est-ce pas se positionner frontalement devant les marques (toutes membres du GS1) ? Merci d'avance pour vos réponses.

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mercredi 3 février 2010

Quelques chiffres d'usages sur les codes 2D en France et au Japon

Flashé sur Twitter :


Cela fait donc, pour 3,2 millions de Flashcodes dans 40 000 livres, un taux de retour de 0,0025%, soit 0,2 scan par livre.

Flashcode est à la base de douze opérations en France en ce moment :


Afficher Opérations flashcode sur une carte plus grande


Autres chiffres, 2D code UK a récemment parlé de Marsh Internet Research qui a publié au Japon une étude sur les usages des QR Code. A la question de savoir si leur téléphone est capable de décoder le QR Code, 78,4% des japonais interrogés répondent par l'affirmative. Cela fait 6 ans que le QR Code est apparu là bas. A la question de savoir qui l'utilise, 84,7% répondent oui. Donc 66,4 des japonais utilisent le QR Code. L'usage le plus répandu est le scan sur écran (62,6%), puis viennent les flyers avec 58,3%, les chiffres des journaux/magazines et des étiquettes de produits / emballages sont là.
Marsh Internet Research ne fait pas mention de volumes, mais sachant que les connexions via ordiphones (mot publié au JO de décembre dernier) dépassent de loin celles des ordinateurs...

Et pour terminer par un chiffre, voici 659 slides rédigées par Morgan Stanley, téléchargeables gratuitement ici The Mobile Internet Report Key Themes. (Existe aussi en une centaine de slides). Une étude de l'ordiphone parmi les plus riches et les plus complètes disponibles sur le web. (C'est dur quand même ordiphone..). On y parle un peu de code-barre après la page 300, surtout 1D avec ShopSavvy, (application parmi les dix plus téléchargées sur l'Androïd Market), mais l'étude n'est pas assez récente pour mentionner le fait que depuis janvier, ShoppSavvy scanne aussi les codes 2D depuis que Google s'y est mis.

Allez, un dernier chiffre en image :

vendredi 29 janvier 2010

Intox d'Orange : 90% des japonais connaissent le Flashcode !


Vous l'aurez compris, les Flashcode n'existent pas à l'étranger ! Au mieux peut-on parler de codes 2D (codes matriciels), voire de QR Code si l'on parle du Japon (Quick Response Code).

La vidéo commence ainsi : "Au Japon, 90% de la population sait ce que c'est qu'un Flashcode". C'est complètement faux. D'autant plus que le présentateur montre bien dans son passeport un QR Code. Vous remarquerez aussi qu'à la 00:49, le sous-titrage parle de patchcode, mais bon.

Pourquoi faire la fine-bouche sur le Flashcode ou le code 2D ?  Le Flashcode est une marque déposée par Orange puis transmis à l'AFMM (l'Association Française du Marketing Mobile) regroupant nos trois opérateurs. C'est un "service mobile" crée, contrôlé et vendu par les opérateurs français, à l'instar des SMS+. Un écoysystème complet à été mis sur pied : le code en lui même, le Flashcode, le logiciel mobile permettant de lire du Flashcode, des revendeurs/distributeurs de Flashcode etc...

Mais encore ?

Prenons un exemple simple : créer un code 2D pour http://mobilecrossmedia.com

Pour encoder http://mobilecrossmedia.com, j'ai le choix entre l'encoder dans un format ouvert, ce qui permettra à tout ceux qui ont un logiciel mobile permettant la lecture de code ouvert de lire http://mobilecrossmedia.com lorqu'ils le scanneront.

Avec le Flashcode, je dois appeler l'AFMM, me faire apprendre qu'il faut que je m'adresse à un revendeur officiel Flashcode qui va me créer vendre un Flashcode pour que l'adresse http://mobilecrossmedia.com corresponde à un identifiant afin que, lorsqu'une personne scanne ce Flashcode avec le lecteur Flashcode, ce numéro d'identification puisse orienter la requête vers les serveurs de l'opérateur pour être ensuite redirigé vers http://mobilecrossmedia.com... Bref, une vraie usine à gaz. En fait, c'est un péage, mis en place par l'opérateur, le péage de l'Internet via un téléphone.

Le Flashcode et le QR Code n'ont donc rien à voir. L'un est un "service payant" lancé par les trois opérateurs français, l'autre est un langage, mise à la disposition de tous.

Au Japon, l'écosystème envisagé pour le déploiement des QR Code est totalement différent de celui envisagé par les opérateurs français. Au Japon, il s'agissait avant tout de mettre à la disposition de tous un langage commun, (ce fameux QR Code), que tout le monde pouvait utiliser, générer, bref s'approprier.

D'ailleurs, pour y être allé récemment, j'ai bien pu vérifier qu'avec un logiciel de lecture de code lambda (enfin ceux qui lisent les Datamatrix et QR Code ouverts), je pouvais lire les QR Code que l'on trouve un peu partout là bas. Pourtant, les japonais ne pourront pas lire nos Flashcode et les français ne pourront pas lire les QR Code au Japon. De toute façon, avec les accords de roaming actuels, c'est peut être pas plus mal. Après, penser, comme en Italie, à parsemer de QR Code ouverts des zones touristiques en offrant le wifi à 5 euros par jours ou 15 euros la semaine pour permettre aux étrangers de ne pas se faire saborder le portefeuille, je crois que l'on va un peu trop loin là...

Ah, un message de dernière seconde. On m'informe que le "Flashcode est maintenant un code-barre, mais en 3 dimensions."


Via Nexence

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mercredi 20 janvier 2010

L'imbroglio français autour des codes 2D, un pas de plus avec la RATP (expliqué par Gustave)

Les acteurs se positionnant autour des codes 2D sont les industriels avec le GS1, les opérateurs de télécommunication, et les acteurs du Web et de l'Internet, chacun ignorant  faisant semblant d'ignorer scrupuleusement ce que fait son voisin.

Peu habitués à travailler ensemble, chacun y va de son annonce en vantant les mérites de l'écosystème qu'il promeut, tout en oubliant à chaque fois... l'utilisateur final. Pourtant, il suffit de lire les commentaires sur l'AppStore ou l'Androïd Market pour se rendre compte que les utilisateurs grognent et ne sont pas non plus les derniers des imbéciles.

La RATP, dont nous avions parlé ici, marque un pas de plus vers cette fragmentation de l'offre, en déployant à grande échelle le Flashcode sur les arrêts de bus de la capitale. La solution franco-française de code 2D est bien évidemment unique au monde. Elle ne permettra ni aux étrangers de lire des codes 2D, ni aux français de lire des codes 2D à l'étranger.




Avec plus de 20 000 flashcodes déployés, c’est désormais l’ensemble des 11 000 points d’arrêt des réseaux de surface de la RATP, 350 lignes de bus et 3 lignes de tramway, qui disposent d’une information voyageurs en temps réel, incluant notamment tous les points d’arrêt déplacés pour raison de travaux.


Petite mise en situation avec Gustave


La semaine dernière, l'ordinateur personnel de Gustave est mort. Ce serait sa carte mère, c'est en tout cas ce que lui a dit Arnaud, l'informaticien de la société dans laquelle il travaille.
- Ton ordi s'est éteint d'un coup, impossible de le rallumer et une vague odeur de brûlé ? Ah, ça doit être ta carte mère. Je te conseille d'en acheter une autre, d'ailleurs, tu devrais attendre la DFI pour processeurs sur socket LGA 775 qui embarque une solution ION sur le même PCB !! Elle est géniale
- ??? Ok, merci pour ton conseil super éclairant, j'irai regarder sur Internet (au bureau donc, puisque chez lui, Gustave n'a plus d'ordinateur).
Après s'être baladé sur la Toile, (la carte mère dont lui parlait Arnaud coute quand même 350 €) Gustave pensait plus à changer d'ordinateur, avec un nouvel écran plus grand que son vieux 17 pouces ; d'autant plus que ce samedi matin, il a recupéré dans sa boîte au lettre le dernier catalogue de Carrefour et que l'un des modèles a particulièrement retenu son attention : 



 A côté de l'ordinateur, Gustave a remarqué un drôle de pictogramme en noir et blanc, un code 2D. Intrigué, il est allé en page 2 et voici ce qu'il a pu lire :


Gustave était plutôt content parce que justement, n'ayant plus d'ordinateur chez lui, il ne pouvait pas vraiment avoir un peu plus d'information sur cet ordinateur, comme il l'aurait habituellement fait sur Internet avant un gros achat.

Coup de bol, Gustave a un Nokia N95, dont il n'est plus aussi fier depuis que l'Iphone est sorti, mais dont le mérite est de pouvoir facilement se connecter à Internet. Après avoir installé le logiciel "CodeOneLine" et parcouru la fiche de l'ordinateur, Gustave s'est décidé, il va l'acheter et même... tout de suite.

Sortant de chez lui, Gustave a décidé de prendre le bus et là, surprise, que voit-il à côté du plan ?? Un autre code 2D !


Source photo (vidéo)

 Fier comme un geek, Gustave sort son Nokia N95 de la poche, retrouve l'application "CodeOnLine", pointe la caméra vers le code 2D et là... rien.

Et puis en regardant de plus près, Gustave se rend compte que la RATP lui propose aussi de télécharger un autre logiciel pour lire ses codes 2D qui ne s'appelle pas CodeOnLine mais Flashcode. Ah bon...

Qu'à cela ne tienne, Gustave a horreur de rester sur un échec. Il envoie donc "Flashcode" au 30130 et reçoit effectivement un lien lui permettant de télécharger un autre logiciel de lecture de code 2D. Mais le bus arrivant, Gustave n'aura même pas eu le temps d'accéder aux informations voyageur en temps réel.



 Arrivé chez Carrefour, Gustave se dirige tout droit vers le rayon informatique, passe commande et choisit de se faire livrer l'ordinateur chez lui, la boîte étant un peu trop grande pour qu'il puisse la porter tout seul. (Je ne sais pas si c'est possible, mais bon...). Après avoir poireauter pendant près d'1/2 heure le temps de remplir les papiers, choisir l'extension de garantie, donner son adresse, il était temps de rentrer chez soi.

En sortant de l'hypermarché, Gustave se rend compte qu'il pleut des cordes. Et comme tout le monde sait, lorsqu'il pleut des cordes, les gens conduisent n'importe comment. Gustave décide donc de prendre le métro pour rentrer chez lui.

Il a de la chance, il n'y a pas trop de monde dans son wagon pour un samedi ; ses yeux parcourant machinalement les quelques publicités sans même les regarder, quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il en voit une avec... devinez quoi ? Un code 2D.



 

Curieux comme il est, Gustave sort son téléphone, choisit l'application Flashcode, pointe la caméra vers le code 2D et là...



Ne s'avouant pas vaincu, Gustave choisit alors l'application "CodeOnLine" mais rien n'y fait, l'application n'arrive pas à décoder le code 2D.

La publicité lui propose de taper l'URL d'un site sur son téléphone pour récupérer un logiciel de code-barre. Un peu las, Gustave tape donc l'adresse en question et récupère le troisième logiciel de lecture de code 2D de sa journée, Lynkee !

Depuis, lorsque Gustave croise un code 2D, il n'essaye plus de le scanner parce qu'une fois sur trois cela ne marche pas et qu'il en a marre de devoir essayer toutes les applications avant de tomber sur la bonne. Hier, il a même vu un copain d'Arnaud (l'informaticien de sa société) portant un T Shirt avec une autre sorte de code 2D, cette fois en couleur... mais il n'a pas essayé de sortir son téléphone pour scanner le code. Quelque part, il savait déjà que cela n'allait pas marcher (et il n'avait pas tort).




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Comme je le disais en début de billet, les acteurs se positionnant autour des codes 2D sont les industriels avec le GS1, les opérateurs de télécommunication, et les acteurs du Web et de l'Internet.

En réalité, il s'agit avant tout pour chacun de se positionner sur la "chaîne de valeur" des codes 2D qui ne se limite pas au code-barre en lui-même. Parler de code 2D, c'est avant tout parler d'un système d'identification automatique dont le propre est d'établir une "communication numérique" entre un émetteur (un code-barre) et un récepteur (en l'occurrence un téléphone) via un système d'information (réseau + base de donnée).




Le seul écosystème qui place l'utilisateur au centre du système est, vous l'aurez deviné, celui des acteurs du web et de l'Internet ; les technologies sont libres, des logiciels open source existent pour les développeurs, les codes sont librement utilisables par qui le veut, le langage utilisé pour écrire les données dans le code s'appuie sur les standards de l'Internet, la valeur n'est pas créé sur la technique (péage) mais sur les services (innovation).

Mais c'est une toute autre culture que les opérateurs de télcos et l'industrie n'arrivent pas (encore ?) à appréhender. Placer l'utilisateur au centre du système ne veut pas dire lui distribuer un logiciel de lecture de code 2D gratuit et encore moins publier des spécifications pour que les développeurs intègrent du Flashcode dans leur projets.

En attendant, vous pouvez être sûr que Gustave ne testera pas de si tôt la lecture de code 2D...

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samedi 12 décembre 2009

iPhone + Journal = rich média, une émission de l'Atelier des médias sur RFI

Quelques infos à propos de l'application iphone iDoog, principalement utilisée dans le journal Le Parisien / Aujourd'hui en France : On y apprend qu'au bout de deux mois d'expérience, ce sont 10 000 personnes qui utiliseraient la reconnaissance d'image dans le journal. Aucune autre info sur les usages. Nous avions parlé d'iDoog ici et pu en lire quelques échos positifs.

Isabelle André, directrice Nouveaux Médias au Parisien-Aujourd'hui en France, nous en parle sur ce PodCast de RFI.

Ecoutez l'atelier des médias RFI (21 min. et 56 sec.)

Sujet "La presse et les téléphones portables" - Seconde 180



Le seul dommage, c'est que le reportage confond Flashcode et code 2D. Flashcode est une marque française de code 2D, deposée par Orange et cédée à l'Association Française du Multimédia Mobile (qui regroupe les trois opérateurs historiques). Un code 2D est la représentation graphique d'un langage-machine interprétable, entre autre, par un téléphone portable de dernière génération doté d'une caméra.

Vous pouvez lire/écouter le reportage complet de Céline Develay-Mazurelle ici. 

Si vous avez un journal Le Parisien ou Aujourd'hui en France sous la main, vous pouvez également tester l'application par vous même et nous dire ce que vous en pensez ?

Téléchargez l'application iDoog sur Iphone : 
- Vous êtes sur votre ordinateur ? Cliquez-ici. (Ce lien va ouvrir iTunes).
- Vous avez votre iphone avec vous ? Dans l'Appstore, cherchez iDoog ou scannez ce code 2D. 

Vous n'avez pas de code 2D ? Cherchez Quickmark dans l'Appstore.

mercredi 9 décembre 2009

La RATP persiste avec du Flashcode



L'expérimentation des Flashcodes sur les 80 arrêts de bus dans le quartier numérique (2ème arrondissement de Paris) semble avoir été positive puisque la RATP a décidé d'étendre le système à l'ensemble des arrêts de bus de Paris. La solution propriétaire et fermée des opérateurs de télcos français a de nouveau été retenue : le Flashcode. Pour rappel, le Flashcode ne prévoit aucune interopérabilité entre l'écosystème walled garden qu'il tente de créer et l'écosystème ouvert public

Optical recognition with Iphone

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mercredi 18 novembre 2009

MobileTag pour Iphone : quelques précisions de la part du directeur marketing


Christian-François Viala, directeur de la communication et du marketing de MobileTag apporte quelques réponses à nos interrogations concernant l'interopérabilité entre les codes 2D mondiaux et le code 2D des opérateurs français, le Flashcode : 

C-F.V. : « L’application mobiletag, actuellement, téléchargeable sur l'iPhone est une vraie évolution pour les consommateurs qui souhaitent avoir une application qui décode  les différents codes barres. Mobile Tag est une société d’innovation technologique sur le mobile qui répond aux appels d’offre de nos clients et qui a comme objectif de faciliter l’accès à l’information via le  mobile. En lançant l’application mobiletag sur l’iphone, les consommateurs peuvent décoder les 2 des principaux codes barres 2D standards mondiaux ».

Le lecteur MobileTag est ainsi capable de décoder :
  • le Datamatrix et le QR Code dans leur version publique, que chacun peut générer sur des sites comme Nokia Mobile Code ou Zxing.
  • le Flashcode (datamatrix normé par les opérateurs français) et son équivalent polonais, le Fotokody.

C-F.V. : « C’est une vraie évolution pour le consommateur, mobiletag préfère proposer des applications novatrices qui vont dans ce sens, plutôt que de répondre en permanence à ceux qui trouveront toujours que leur application est la meilleure ! »

L'intégration de la lecture des codes 1D (EAN 13) serait en cours de développement et permettrait à MobileTag sur iPhone d'être, en France, le seul lecteur dual QR Code / Datamatrix ouverts et Flashcode.

Quant aux opérateurs français et l'AFMM, ces derniers continuent de préinstaller dans les téléphones portables vendus par leur soin l'application Flashcode qui ne lit que du Flashcode.

Bref, si une première étape a été franchie, on est encore en présence d'un marché régulé par des barrières techniques et où l'innovation ne viendra pas des utilisateurs. Est-ce suffisant pour faire décoller les usages ?

lundi 16 novembre 2009

Orange lance un 'portail gallery' pour Iphone


LeWebStore devrait sortir aujourd'hui, lundi 16 novembre.
Un billet sur application iphone vous expliquera tout ça.
Le communiqué parle de Flashcode : "Enfin, un flashcode permet d’accéder à la page d’accueil en un flash (l’application flashcode est téléchargeable sur l’AppStore)." Mais on n'y comprend rien.

A suivre.

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mercredi 9 septembre 2009

L'hyperlivre : un livre à lire avec ses yeux et celui d'un téléphone portable

Une conférence de presse réunissait ce matin Jacques Attali, qui a dirigé l'écriture de ce livre collectif, Leonello Brandolini (PDG de Robert Laffont), et Didier Lombard (PDG d'Orange).

L'hyperlivre (marque déposée) est un système ou une méthode qui consiste pour le lecteur à envoyer un SMS ou scanner un Flashcode (code 2D propriétaire d'Orange) imprimé dans les pages, pour accéder, pendant la lecture, à des contenus et services numériques.

L'idée est d'enrichir une expérience de lecture, linéaire et livresque en une lecture hypertextuelle et interactive.


Ce sont ainsi quelques 83 Flashcodes disséminés un peu partout dans ce recueil de textes et qui renvoient vers des vidéos, graphiques et commentaires.

Le dispositif est couplé au site Internet http://www.hyperlivre-lesensdeschoses.com/


Cet hyperlivre pose de nombreuses questions ; comment sont gérés les droits d'auteur des contenus numériques (musique, vidéo...) ? L'hyperlivre pourrait ainsi être plus cher après quelques mois en librairie.

Quelle est la chaîne de valeur entre un auteur/producteur, un éditeur de livre, un opérateur de télécommunication et des libraires ? Si cette opération est avant tout un partenariat, les modèles économiques sont encore obscurs.

D'un point de vue technique, quel est l'intérêt d'utiliser une norme propriétaire de code 2D, les Flashcodes, qui ne sont pas compatibles avec les smartphones de type Iphone et Android et ne fonctionnent qu'en France, et uniquement sur le réseau des opérateurs ? (wifi interdit).

Cette opération aura au moins le mérite de mettre en lumière le potentiel des codes graphiques appliqué aux objets, ici un livre. Et ce n'est sûrement qu'un début !

Plus d'information ici

mardi 23 juin 2009

Auchan, Microsoft, Mos Def et un peu de réalité augmentée

Après avoir testé les Flashcode, Auchan essaye maintenant les Microsoft Tag.


Rendez-vous le 7 juillet prochain pour voir ce que donne le "Mos Def Music Tee". C'est un T Shirt avec devant, la couverture de l'album, derrière la liste des titres ; chaque TShirt sera fourni avec une URL et un code unique qui permettra de télécharger l'album. (plus d'infos ici).

Et pour finir, cette application mobile de réalité augmentée qui nous vient des Pays-Bas.

jeudi 18 juin 2009

jeudi 11 juin 2009

Pourquoi Dassault doit mettre deux codes 2D sur son site web

A partir du 15 juin, à l'occasion du salon du Bourget 2009, Dassault propose de suivre leur actualité en vidéo depuis son mobile : En attendant le début du salon, rendez-vous sur notre site mobile pour télécharger des goodies comme des fonds d’écran, des sonneries…en flashant le code en vignette avec votre téléphone ou en tapant directement sur votre mobile www.dassault-aviation.mobi

Le site Web en France propose ainsi aux internautes d'aller visiter le site mobile. Dans le jargon, on appelle ça du "web-to-mobile". Dassault a donc utilisé le Flashcode...


...mais prévient que "si l'on ne parvient pas à flasher ce code 2D, il faut se rendre sur la version anglaise ou un autre code 2D est disponible".

Voici effectivement un QR Code.

Il y a donc un QR Code pour la communauté internationale et un Flashcode pour les français... Pour anticiper la déception d'un utilisateur qui tenterait de scanner un Flashcode avec un lecteur de code 2D universel ou un QR Code avec un lecteur Flashcode, Dassault a dû s'adapter et proposer les deux !

Pour info, le QR Code est nettement plus large que le Flashcode car l'URL encodée est particulièrement longue : http://dassault-aviation.mobi?am_src_prv=2D&am_src_cmp=QRweb, l'objectif étant de tracker la provenance des visites.

Maintenant, je me demande quel code 2D sera disponible sur place pendant le salon du Bourget. Les deux... ?

jeudi 7 mai 2009

Code 2D libre et Flashcode : quelle différence ?

Mobiletag, leader européen du code barre 2D, propose une solution globale regroupant :
  • La création et la gestion des codes barres
  • Les lecteurs et applications pour les mobiles
  • La plate-forme de gestion des informations
Par curiosité, je suis allé sur la page "exemples", montrant leurs références et après avoir téléchargé leur lecteur de code-barre, voici le résultat : (à chaque fois, Flashcode / résultat).








Pourquoi ?

Je recopie ici un extrait de l'article de Bernard Benhamou sur "L’internet : anatomie d’un réseau d’échange" :

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L’architecture de l’internet possède plusieurs spécificités technologiques, économiques et politiques qui conditionnent les usages du réseau. Ainsi, avant d’être un réseau ou même « un réseau de réseaux », l’internet est d’abord un assemblage de protocoles dotés de caractéristiques spécifiques.

L’une des définitions « historiques » de l’internet a été donnée par Ed Kroll et résume la nature pluridimensionnelle du réseau :
• L’internet est un réseau de réseaux fonctionnant avec le protocole TCP/IP ;
• une communauté de personnes qui utilisent et développent ces réseaux ;
• l’ensemble des ressources mises à disposition de ces communautés.

L’architecture liée à cette définition correspond à la superposition de « couches » dont les fonctions sont différentes. Ainsi pour Y. Benkler ces trois couches fondamentales de l’internet sont liées d’une part au transport (infrastructures physiques), puis aux applications (couche logique) et enfin aux informations échangées (couche des contenus). L’une des particularités de cette architecture est liée à l’indépendance des différentes « couches » qui constituent le réseau.

Le double protocole fondamental de l’internet « TCP/IP » assure en effet une séparation entre les fonctions de transport et les fonctions de traitement des informations. Cette séparation est l’un des principes essentiels de l’internet : le principe du end-to-end (ou architecture de « bout en bout »). Selon ce principe, l’ « intelligence » du réseau est située à l’extrémité des mailles et non centralisée dans le réseau lui-même, les fonctions « nobles » de traitement de l’information étant alors réservées aux ordinateurs (et aux usagers) situés aux extrémités du réseau.

C’est cette particularité de l’architecture de l’internet qui a permis à des utilisateurs « isolés » de développer des technologies qui par la suite ont été adoptées mondialement. Ce fut le cas avec le langage HTML qui a donné naissance au World Wide Web mais aussi plus récemment des weblogs ainsi que des systèmes dits de « pair à pair » (ou peer to peer). Ces technologies d’échanges ne sont en fait que les traductions les plus récentes du principe du end-to-end.

Ce principe de réseau décentralisé constitue aussi une rupture profonde avec les systèmes de réseaux « en étoile » auxquels nous étions précédemment habitués, en particulier avec le minitel. Une architecture centralisée, en plus de rendre un réseau plus vulnérable aux attaques, fait reposer l’effort de création de nouveaux services sur un nombre limité d’acteurs et prive donc ses utilisateurs de nombreuses opportunités d’innovations (en tant que bénéficiaires mais aussi en tant que contributeurs comme c’est le cas lors du développement des logiciels libres).

À l’inverse, les réseaux qui adoptent le principe du end-to-end sont « neutres » et se limitent à transporter des informations sans les modifier (c’est la raison pour laquelle ce principe est aussi appelé principe de « neutralité »). Le réseau constitue alors une plateforme d’expression commune, un « bien commun » qui permet à l’ensemble des utilisateurs de développer de
nouveaux contenus et de nouveaux services.

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Vous l'aurez compris, je souhaite faire une analogie avec ce qui se passe autour des codes 2D. On a ainsi deux visions de l'Internet mobile via code 2D : d'un côté celle de l'informatique, des constructeurs de téléphone portable et des acteurs du web, et de l'autre, celle des opérateurs de télécommunication. Quand les premiers voient un moyen d'accéder à des contenus et services disponibles sur un réseau décentralisé, les seconds voient un point d'accès vers une architecture centralisée qui renvoie ensuite vers des contenus et services mobiles...


Or avec une architecture centralisée, il suffit que les 3 serveurs Flashcode des 3 opérateurs ne soient pas à jour ou mal synchronisés pour que les Flashcode fonctionnent chez l'un et pas chez l'autre, ou tout simplement pas du tout, ce qui est apparemment le cas lorsque je publie ce post.

Pour rappel, un code 2D est un "hypertexte mobile", c'est à dire un moyen d'accès. Comme le souligne MobileTag sur son site Web, au Japon, le QR code rencontre un succès phénoménal, mais oublie juste de préciser que le Japon s'appuie sur le modèle http où la création de valeur repose à la fois sur l'utilisateur et sur l'architecture décentralisée du réseau.

Faudra-t-il attendre que les acteurs du web et de l'informatique s'invitent dans la partie pour que nous puissions tomber d'accord sur quelques standards internationaux librement utilisables par tous ? Qu'en pensez-vous ?

MAJ du 10 novembre : Mobiletag lit désormais (sur Iphone) les codes 2D libres (QR Code (Asie) et Datamatrix (Europe, Etats-Unis)) et le code 2D propriétaires de l'AFMM.

Couleur, code 2D et autres news...

On parle de plus en plus de code 2D en couleur, ou tout du moins, travaillé graphiquement.

MobileTag sortirait prochainement une solution de personnalisation de codes barres 2D Flashcode dont je vous rappelle quand même la rigueur de la charte graphique...



Pour la seconde année consécutive, mobiLead travaille de nouveau avec l’agence Ariane Tours sur l’utilisation d’un code graphique dans son Catalogue de voyages à destination de l’Asie. Ce dernier, publié à 17 000 exemplaires est diffusé en France, en Belgique, au Luxembourg et en Suisse depuis le mois de Mars 2009. Le procédé original, d’inclusion du logo en filigrane dans un code optique tel que Datamatrix, avait déjà été utilisé sur les supports du cirque Arlette Gruss dès Septembre 2008 dans son dépliant, tiré à 12 000 exemplaires à destination des collectivités locales et comités d’entreprise.

Quant à Microsoft Tag (à ne pas confondre avec Mtag), il est dorénavant possible d'incruster une image derrière le code. Microsoft a d'ailleurs lancé depuis le 4 mai dernier le "Tag Slaps Design Contest", un concours sollicitant les utilisateurs pour créer des Microsoft Tag.




Autre news, Nokia envoie des SMS en France en ce moment pour rappeler aux possesseurs d'un Nokia serie N et E (la liste exacte est ici) l'existence d'un lecteur de code-barre dans leur téléphone portable (QR Code et Datamatrix). Ceci fonctionne bien sûr auprès de ceux qui ont la chance d'avoir un téléphone qui n'est pas passé par un opérateur (l'application est désinstallée par leur soin).


Dernière news, une application WordPress permet à tous les blogeurs utilisant cette plate-forme de rendre compatible leur contenu sur téléphone portable. Une option "barcode widget" permet de générer dynamiquement des QR Code.