Comme nous le disions en octobre 2009, "scanner un code à barre" avec un téléphone portable devient l'une des fonctions logicielles intégrée dans des applications mobiles comme celles de Decathlon, Castorama, Houra ou en encore L'Oréal et non plus simplement l'objet d'une application comme Neoreader, Microsoft Tag ou encore Quickmark.
Un code-barre est un identifiant d'immatriculation et permet donc d'identifier un produit ou tout du moins la famille de produit à laquelle il appartient. Mais comme nous le mentionnions déjà ici, le code-barre n'est que l'un des composants d'un écosystème qui articule produit et identifiant, téléphone et logiciel, bases de données et information - et éventuellement le réseau (pour expliquer le Flashcode).
Ainsi, l'information à laquelle accède un utilisateur à partir d'un produit dépend avant tout du logiciel utilisé et des bases de données prévues par les concepteurs du service : Google Shopper ou Orange Shopping pour comparer les prix ? Un simple logiciel de scan de code-barre dont les résultats dépendront des bases de données interrogées ? Une application sociale comme GMO-free QR code reader (identifier des produits contenant des OGM) ou Goodguide (notation sociale et environnementale), voire médicale comme ScanAvert (allergène) ? Une application marketing comme Stickybits ? etc.
Le code-barre n'est qu'un identifiant physique d'immatriculation et/ou de connexion qui n'est pas relié à une ressource numérique précise mais à l'espace d'information constitué par le web.
On peut au moins faire une remarque : si les objets, et tout particulièrement les produits de grande consommation deviennent par l'intermédiaire du téléphone le vecteur d'information et de services provenant de tiers, (dont beaucoup sont déjà accessibles sur le web), quelles vont être leurs réactions de ceux qui en sont à l'origine ?
Beaucoup de marques sont circonspectes face à ces nouvelles pratiques, même si d'autres commencent à franchir le pas : Céline Brucker, Directrice Générale L’Oréal Paris France expliquait ainsi : « Tôt ou tard les consommateurs vont s’emparer du code barre comme ils se sont emparés du web ». (Source).
Ainsi, le scan de code-barre devient à la fois l'une des fonctions logicielles intégrée dans des applications mobiles développées par des marques (par exemple pour rajouter un produit dans sa liste de course avec l'application Houra) mais aussi l'objet d'une application qui permettrait d'accéder à des informations tierces (comparer les prix).
Avez-vous d'autres exemples ? Qu'en pensez-vous ?
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mercredi 15 décembre 2010
Lire un code à barre avec un téléphone portable : fonctionnalité ou objet d'une application ?
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mardi 5 janvier 2010
I-nigma pour Iphone : bluffant, mais...
Sur Apple, j'effectue de temps en temps quelques tests de scan de code-barre sur un Iphone 2G en wifi et le moins que l'on puisse dire, c'est que le premier Iphone intègre un appareil photo de piètre qualité. A ma connaissance, le seul lecteur de code-barre sur Iphone en mode vidéo (c'est à dire sans avoir à centrer la caméra sur le code-barre et appuyer sur un bouton) était Quickmark en version payante à 0,79e. Quickmark proposait également une application "lite", mais sans le mode vidéo. Or aujourd'hui, Quickmark lite n'est plus disponible sur l'AppStore.En revanche, i-nigma (3G Vision) a non seulement réussi à développer un lecteur de code-barre en mode vidéo qui fonctionne sur iphone 2G (donc sans autofocus), mais en plus cette application est gratuite. Le résultat est enfin à la hauteur d'un Iphone, qui passait pour un terminal de la préhistoire dans le domaine de la reconnaissance optique et des codes-barres (le mode vidéo existe sur Symbian et en Java depuis 2005).
Un bémol cependant...
Je n'en parle pas beaucoup sur ce blog, mais je m'intéresse de près au concept de protection des données personnelles sur Internet à propos desquels j'ai pu écrire quelques articles dans la Revue Européenne des Médias ici ou là. Je parle de concept, car la privacy en est encore à ce stade aujourd'hui, et que l'Internet sur un téléphone portable complexifie encore plus les débats. Et comme certains modèles économiques sont intimement liés à l'exploitation des données de tracking, peu d'entreprises en parlent, préférant surfer sur la vague de la nouveauté.
Grâce à des tests effectués avec Mobilead, nous avions pu observer que Quickmark était l'un des rares à respecter les connexions directes, c'est à dire que le flux de données entre l'URL décryptée localement dans le code 2D et la ressource sollicitée ne passait pas par les serveurs de l'entreprise éditrice du logiciel. La connexion était non-orientée. Or I-nigma, dont le modèle est différent, est particulièrement silencieux quant à l'utilisation des données personnelles. Preuve en est, il n'y a même pas de conditions générales d'utilisation dans l'application, vous savez, ces kilomètres de textes que personne ne lit car c'est un peu le but de toute façon...Mais bon... si vous souhaitez un logiciel de lecture de code 2D fonctionnel et que vous n'êtes pas trop regardant sur la privacy, je ne peux que vous recommander de télécharger i-nigma ; c'est actuellement le lecteur de code-barre qui propose le meilleur confort d'utilisation sur Iphone.
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