Rechercher (2007-2014)

jeudi 19 juin 2014

Lauréats du Prix du public du prix de l'inventeur européen organisé par l'Office européen des brevets : Masahiro Hara, Motoaki Watabe, Tadao Nojiri, Takayuki Nagaya, Yuji Uchiyama (Japon)





Catégorie : Pays non européens
Secteur: Télécommunications
Société : Denso Corporation
Brevet : EP0672994
Invention : le code QR

Des affiches aux emballages en passant par les cartes d'embarquement, les carrés noir et blanc omniprésents des codes QR ont changé du tout au tout l'image du code à barre. Idéalement adapté à l'ère numérique, trait d'union entre l'univers physique et le monde virtuel de nos mini-écrans, le code QR s'invite dans les moindres recoins de la société de consommation. 

samedi 19 avril 2014

Payer ses impôts via un "Flashcode", ça marche pas toujours...

Le site de la direction générale des finances publiques n'est inconnu de personne. C'est ainsi que l'année dernière, le site a enregistré près de 85 millions de visites, 13,6 millions de télédéclarations dont 2,4 millions ont été payées en ligne.



Parmi les moyens de payer ses impôts, la DGI a mis en place le paiement via un Flashcode. Déjà, première question, pourquoi utiliser un Flashcode alors que cette techno franco-française est morte née depuis 2007...


Pour que cela fonctionne, il faut bien évidemment télécharger l'application adéquate dont voici la vidéo : 




Le seul problème, c'est que cela ne marche pas toujours. Regardez les commentaires sur la vidéo Youtube ou encore, ceux publiés sur le Google Play : 

Hervé : Une vraie merde ne fonctionne pasFlashcode non reconnu veuillez recommencer ! Appli inutile qui a sûrement du coûter une fortune, mais c'est l'état français faut pas s'étonner

Bertrand : Bug La lecture du QR code ne fonctionne toujours pas pour la déclaration des impôts 2014, l'application devient de ce fait totalement inutile. Une mise à jour s'impose !

Stéphane : "Votre code barre est erroné" Soit l'application a un bug, soit le code-barres de ma déclaration est réellement faux. Dans les 2 cas, cette application devient inutile !

Après avoir essayé sur notre propre déclaration, voici le message d'erreur : 



On aurait pu attendre de la Direction Générale des Finances Publiques qu'elle sorte un service fonctionnel, mais non. Orange a dû être le prestataire obligatoire et c'est donc un service inutile pour les 22 millions de personnes qui reçoivent encore leur déclaration papier. 


jeudi 14 novembre 2013

SmarteeMag : un QR Magazine en financement sur KissKissBankBank

Certains le savent déjà, nous sommes éditeur du magazine Smartee dont le concept est que tous les contenus dont on parle dans l'édition papier sont prolongés sur smartphone via un QR Code QR+. On a déjà sorti 3 numéros, qui sont maintenant accessibles sur Issuu.

En une image, cela donne ça :



Pour le prochain numéro, nous tentons de le faire financer sur la plateforme KissKissBankBank dont le détail du projet est accessible ici : http://www.kisskissbankbank.com/smartee-mag

Alors si le projet vous amuse, vous séduit ou vous intrigue, n'hésitez pas à relayer l'information autour de vous ou même y participer ! We need you..

jeudi 11 juillet 2013

Meet up QR Code/NFC à Paris le 19 juillet prochain



Ce premier meet up serait l'occasion de se rencontrer à Paris entre passionnés et curieux qui s'intéressent aux bonnes pratiques autour du QR Code et du NFC. S'il s'agit de parler de technologies de communication sans contact qu'elles soient optiques (QR Code) ou radio (NFC), nous nous intéresserons également à la question de savoir vers quels contenus et services mobiles elles mènent, comment ces technos sont déployées, quels sont les freins et les résistances, de la part de qui etc.
Au programme, trois parties :
1/ une première où trois intervenants parleront d'usages, de bonnes pratiques, et de dév/sécurité, 15 à 20 minutes chacun.
  • Pierre Métivier pour la partie "Usages" - Managing Director, Forum SMSC - Services Mobiles Sans Contact.
  • Laurent Tonnelier pour la partie "Bonnes Pratiques" - CEO mobiLead
  • Julien Hatin - Expert en monétique et transactions électroniques sécurisés pour la partie "Tech/sécurité"
L'idée est de pouvoir brosser un portrait de ce qui se fait autour des QRCode/NFC en ayant une approche service ET technique.

2/ Pitch de sociétés utilisant le QR ou le NFC (entrepreneurs, business developper, envoyez-moi un message sur MeetUp pour me prévenir)

3/ Troisième partie où nous pourrions échanger et discuter de manière informelle.

Nous viendrons également avec quelques démonstrateurs QR Code et NFC (presse écrite, badge NFC, etc.)




jeudi 4 juillet 2013

mercredi 3 juillet 2013

What The F... QR Code ?

Tous les jours, un peu d'humour devant le tâtonnement de nombreuses entreprises ou agences à s'approprier le QR Code et ses usages :


Il ne s'agit surtout pas de se moquer de ces mauvaises pratiques mais au contraire, apprendre des erreurs des autres pour essayer de ne pas les reproduire à notre tour. Ce Tumblr est contributif d'ailleurs.

http://wtfqr.tumblr.com/

Enjoy !

vendredi 3 mai 2013

Facebook bride-t-il le QR Code dans son appli mobile ?



Facebook mobile (HTC, Android) ; 
sur l'appli mobile, dans le menu "retrouvez vos amis", un onglet "Code QR" que je remarque pour la première fois. "Code QR" qui, soit dit au passage ne veut rien dire... Code Quick Response ? Quick Response Code ? Code à Réponse Rapide. Les ayatollahs du français sur wikipedia ont tout fait pour traduire la marque détenue par Denso Wave, mais bref, passons. 



(vous remarquerez que l'URL est si longue que l'on se demande à quoi ils ont pensé ; de plus, comme on est sur mobile, il aurait peut être été plus simple de créer un URL mobile ?)


Scanner un code : je ne sais pas quel logiciel ils ont intégré ; en tout cas, il me semble que le lecteur est bridé pour ne lire QUE les url de type http://www.facebook.com/qr?id=etc...

J'ai essayé plusieurs autres URL, aucune ne semble fonctionner... Est-ce moi qui suis mal éveillé ou c'est la même pour vous ?

vendredi 19 avril 2013

mobiLead rejoint le W3C afin de promouvoir le Web des Objets et le NFC


PARIS, France, 18 avril 2013.
mobiLead, pionnier dans la création et la gestion de marqueurs d’information NFC et QR Code, annonce ce jour sa participation au W3C (World Wide Web Consortium), une communauté internationale dont la vocation est de développer les standards ouverts du Web.
La mission du W3C est de conduire le World Wide Web à son plein potentiel en développant des protocoles et directives permettant d’assurer la croissance, à long terme, du Web. En qualité de membre du W3C, mobiLead rejoint le groupe de travail NFC (Near Field Communication / Communication en champ proche), afin de fournir aux applications du Web (WebApps) une interface de programmation standard (API) pour accéder aux services NFC.
« Nous sommes très enthousiastes de pouvoir compter mobiLead au nombre des membres du W3C. » a déclaré Dave Raggett, Responsable du Groupe NFC au sein du W3C.

Avant de créer mobiLead, son Président, Laurent Tonnelier, était déjà impliqué dans différentes initiatives du W3C dont la promotion du XML, du Web Mobile, des langages VoiceXML et SVG (Scalable Vector Graphics) – élément clé du HTML5.
« Nous sommes convaincus que les marqueurs d’information sont en passe de devenir des liens omniprésents, à faible coût, entre les biens de consommation et l'internet Mobile», explique Laurent. « Nous sommes particulièrement motivés pour rejoindre la prestigieuse communauté du W3C, et sommes impatients de participer à la promotion et à l'élaboration des standards du Web des Objets. »
Par son implication dans la promotion des standards ouverts et son expertise dans les techniques automatiques d'identification et de saisie de données (AIDC), des technologies NFC et de l’Internet des Objets, mobiLead rejoint maintenant le W3C.

A propos du W3C
Le W3C (World Wide Web Consortium) est une organisation internationale dont les membres, une équipe à plein temps et la communauté, collaborent au développement des standards du Web. Le W3C accomplit principalement sa mission à travers la définition des standards et directives permettant d’assurer la croissance, à long terme, du Web. Plus de 370 organisations adhèrent au consortium. Le W3C est piloté conjointement par le Laboratoire d'Informatique et d'Intelligence Artificielle du MIT (MIT CSAIL) aux États-Unis, le Groupement Européen de Recherche en Informatique et en Mathématiques (ERCIM) basé en France, l'université de Keio au Japon et l'université de Beihang en Chine, et possède plusieurs bureaux dans le monde. Plus d’information surhttp://www.w3.org

A propos de mobiLead
Depuis 2008, mobiLead développe et opère une plateforme exclusive de gestion en réseau (Cloud) de marqueurs d’information NFC, QR+ et QR Code, permettant de lier des milliards d’objets manufacturés individualisés à des services en ligne à forte valeur ajoutée, de façon économique et sécurisée.
mobiLead est expert sur les technologies NFC, QR Code et l’Internet des Objets (IdO) et participe au développement des normes auprès de l’AFNOR (Association française de normalisation), membre de l’ISO (Organisation internationale de normalisation). Plus d’information, http://mobilead.fr

Contact Media: Laurent Tonnelier, mobiLead, +33(0)146461338media@mobilead.fr

lundi 11 mars 2013

QR Code in Layar

(...) A growing number of people scan items with the Layar App every day, and we noticed that a large portion are attempting to scan QR codes. Now, users won’t need a second app to view both interactive print and QR code content – Layar does it all, turning any normal QR code into interactive print. (...)

Thank you Layar !

samedi 26 janvier 2013

Les lunettes en réalité augmentée

Qu'est-ce que la réalité augmentée ?

La réalité augmentée, c’est l’affichage de données en surimpression de la réalité à travers un dispositif électronique. L’essentiel de ces techniques concerne une évolution de la visualisation, de l’affichage et des interactions initiées à partir du mixage entre une perception naturelle et artificielle (électronique).

Ronald Azuma* proposait en 1997 de définir la réalité augmentée comme reposant sur trois critères, le mélange réel/virtuel, la contrainte de temps réel, l’alignement réel/virtuel. Mais comme il le soulignait en 2001, « la réalité augmentée ne se limite pas uniquement à la vue, mais permet aussi un mixage sur de multiples sens, olfactifs, tactiles et auditifs** ».

En 1994, Paul Milgram et Fumio Kishino avaient déjà proposé une définition de la réalité mixte comme « ...anywhere between the extrema of the virtuality continuum (VC), where the Virtuality Continuum extends from the completely real through to the completely virtual environment with augmented reality and augmented virtuality ranging between ».

Il s’agit de projeter des expériences différentes selon une hybridation et un alignement entre l’environnement perçu naturellement (environnement réel) et artificiellement (environnement virtuel). 

Plus exactement la réalité mixte désignerait à la fois l’environnement réel perçu totalement naturellement ou totalement artificiellement (environnement virtuel, réalité virtuelle) avec deux autres modes de perception, le premier basé sur l’environnement réel auquel est ajouté artificiellement des informations (visuelle – écrit et image ou sonore) – (réalité augmentée), le second étant basé sur un environnement artificiel qui laisse transparaître l’environnement naturel et ses dimensions informationnelles naturelles (virtualité augmentée).



Milgram et Kishino interprètent la réalité augmentée comme incluse dans un continuum linéaire qui va du réel au virtuel et définit la réalité mixte comme l’intervalle entre le réel et le virtuel contenant à la fois la réalité augmentée mais aussi la virtualité augmentée.

Le mélange réel/virtuel, c’est-à-dire le mixage entre une cognition naturelle et une cognition artificielle repose sur un dispositif d’affichage, l’interface.

Les sciences de l’ingénieur distinguent trois classes de systèmes d’affichage : 
- Les affichages de types casque, avec une distinction entre les casques dit semi-transparents
optique (Optical see through) où le mixage entre le réel et le virtuel est effectué par l’œil de l’utilisateur, et les casques dits semi-transparents vidéo (Video see through), où le mixage est fait entre un rendu graphique et l’image provenant d’une caméra, ce mélange étant alors présenté à l’utilisateur.
- Les affichages de type écran (de bureau, d’ordinateur, écrans portables, ordiphone) 
- Les affichages par projection (sur une table, sur un mur, ou partout ailleurs).

La contrainte de temps réel et l’alignement réel/virtuel

Le flux de données qui circule à travers le système se fait en temps réel, ce qui permet de projeter des images sur le dispositif d’affichage qui suivent le mouvement de l’individu. Par exemple, le système de réalité augmentée qui consiste à revêtir un casque muni de lunettes permet de « placer devant les rétines de l’utilisateur des images en deux dimensions dont l’effet cinétique de profondeur lui donne l’illusion de voir des objets en trois dimensions, l’image alors perçue changeant exactement de la même manière que l’image d’un objet réel aurait été perçue pendant le mouvement de l’utilisateur ».

Voici quelques boites qui se positionnent sur le marché grand public et professionnel des dispositifs de réalité augmentée de type casque semi-transparents : 





*AZUMA. Ronald T. A Survey of Augmented Reality. Revue Teleoperateors and virtual environments ; p.355-385, août 1997. 
** MYNATT Elizabet D., BACK Maribeth, WANT Roy, FREDERICK Ron. Audio aura : Light-weight audio augmented reality. ACM Symposium on User Interface Software and Technology (UIST) pages 211-212, 1997.

samedi 6 octobre 2012

Vision assistée par ordinateur : reconnaissance faciale, de carte bancaire,

Motorola (Google) rachète l'entreprise de reconnaissance d'images faciale Viewdle. Google avait déjà racheté PittPatt en juillet 2011, un système similaire. Alors que Facebook fait marche arrière en Europe, beaucoup d'entreprises parient sur le fait qu'un jour ou l'autre, les esprits se calmeront et que ce type de techno pourra rentrer dans les moeurs.


Card.io, a été racheté par PayPal/eBay en juillet. L'application permet de payer en scannant sa carte bleue..

 


Moodstocks, entreprise française fondée en 2008, a mis au point un système de reconnaissance d’images pour smartphone, qui nécessite l'indexation préalable des contenus à reconnaître dans une base de données.


Rappelons que l'ont peut distinguer les systèmes de "Vision Assistée par Ordinateur" (à l'heure où les smartphones sont bien plus puissants que les ordinateurs d'il y a à peine 4 ans), suivant qu'il s'agit de systèmes basés sur le contenu ou de systèmes de codes graphiques : 


Les enjeux sont totalement différents...

mercredi 12 septembre 2012

Personal 3D viewer - by Sony (prototype)



Vous remarquerez qu'entre les deux, Sony a rajouté une caméra.



La page FB parle "d'immersion sensorielle dans vos yeux et vos oreilles" (merci Google Translate).

Le prototype est présenté au Tokyo Game Show 2012 et 44 heureux élus du Sony Club local pourront le tester pendant 15 minutes !

jeudi 26 juillet 2012

L’Internet des objets ou l’Internet des choses ?



Alors qu’Internet désigne le maillage de réseaux publics et privés reliant des ordinateurs entre eux, l’Internet des objets consisterait à connecter au réseau des objets que l’on aurait dotés de « capacités computationnelles », c’est-à-dire des fonctions informatiques synthétisées par le philosophe Michel Serres : « émettre, recevoir, stocker, traiter » des bits de données. La plupart des interprétations et scénarios de l’Internet des objets matérialisent la connexion de ces objets à Internet par une technologie en particulier les tags RFID (Radio Frequence Identification – Identification par ondes radio).

Prenons l’exemple d’un arbre bordant les rues de Paris pour comprendre ce qu’est un tag RFID, comment il fonctionne, et ce à quoi il sert dans ce cas précis. Tous les arbres bordant les rues de Paris sont dotés d’un tag RFID. La gestion informatisée des arbres a commencé en 1996 : « Chaque arbre avait déjà une fiche phytosanitaire, saisie dans une base de données rudimentaire. Sur un alignement de 300 ou 400 arbres, si le bûcheron en ratait un, il devait recompter depuis le début pour repérer l'arbre qu'il cherchait » expliquait en 2005 Caroline Lohou, alors chef de la circonscription à la Direction des parcs, jardins et espaces verts à la mairie de Paris. 

C’est ainsi qu’en 1998 il fut décidé par la Ville d’équiper les arbres en tags RFID. Un tag RFID est un composant électronique comprenant une antenne associée à un microprocesseur, autrement dit, un circuit intégré, qui lui permet, selon différentes options d’« émettre, recevoir, stocker, traiter » des bits de données. Dans notre exemple, le tag RFID incrusté dans les arbres a la forme d'un cylindre de deux centimètres de long placé dans l'arbre à deux centimètres de profondeur. Il contient un identifiant unique. Ce tag est lisible jusqu’à 15 centimètres de distance au moyen d’un « lecteur de tag RFID ». Le tag RFID est dit passif, parce qu’il ne dispose pas de batterie, et ne peut donc pas émettre des données sans la présence en champ proche d’un « lecteur de tag RFID ». C’est là l’un des principes de fonctionnement d’un tag passif car c’est le lecteur de tag qui fournit l’énergie nécessaire au tag pour émettre les données dont il est porteur. Muni d’un tel terminal électronique, les bûcherons peuvent identifier l’arbre sur lequel ils travaillent et accéder à la fiche phytosanitaire stockée dans un ordinateur portable. 

Aujourd'hui, tous les arbres bordant les rues de Paris disposent d'un tag RFID. A travers cet exemple, on se rend compte que le tag RFID n’est que la composante d’un processus qui se déroulait déjà auparavant, mais dont la dimension informationnelle est aujourd’hui automatisée à plusieurs niveaux : « Les données sont enregistrées par les agents sur le terrain dans des ordinateurs portables avant d'être transférées dans l'ordinateur central pour y être traitées » précise le site de la ville de Paris. Les arbres sont munis d’un tag RFID qui permet aux agents de les identifier en champ proche.

Un tag RFID peut également être actif, c’est-à-dire disposer d’une batterie et être capable d’émettre des bits de données, tout en étant couplé avec les très nombreuses autres technologies de l’information et de la communication (TIC) comme le GSM, le Zigbee, le NFC, le Wi-Fi, le GPS, etc. Dans le précédent scénario, le type de tag RFID utilisé est dit passif. Imaginons remplacer dans l’exemple précédent les tags RFID passifs par des tags actifs, à la fois compatibles avec le réseau Wi-Fi et couplés à un capteur d’humidité. Parmi les arbres de Paris, les platanes contractent parfois une maladie appelée le chancre coloré. « Sur le tronc ou les charpentières, la progression du champignon se traduit au niveau de l'écorce par l'apparition de veines bleu noir mêlées de violet et d'orange. Au centre de cette zone, l'écorce se dessèche, devient brun clair, et se craquelle tout en restant fixée au tronc ou à la branche ». L’insertion d’un tag RFID actif connecté au Wi-Fi et couplé à un capteur d’humidité permettrait de repérer tout changement brusque de la teneur en eau et de l’humidité de l’arbre. Nous programmerions le tag RFID pour envoyer une alerte dès que les premiers symptômes se produiraient. Autrement dit, l’arbre signalerait lui- même au système informatique qu’il subit une modification anormale de sa teneur en eau, symptôme, entre autres, du chancre coloré. 
Dans cette configuration, fictive, puisque le tag RFID est actif, c’est le réseau Wi-Fi qui joue le rôle de lecteur RFID. Tout l’intérêt du dispositif est de se déclencher lorsque l’arbre enregistre un changement anormal de température permettant un traitement rapide par les équipes de la ville. Le tag RFID n’est encore que la composante d’un processus qui se déroulait déjà auparavant, mais dont la dimension communicationnelle est dorénavant automatisée à d’autres niveaux d’organisation que les précédents ; le dispositif de communication se déclenche à la survenance d’un événement déterminé, par l’utilisation de tags RFID Wi-Fi, alors que dans le premier scénario, l’identification se fait en champ proche, par un agent d’entretien.

Aux tags RFID est souvent associé le terme « Internet des objets », traduction de Internet of Things (IoT), qu’il vaudrait mieux traduire en français par « l’Internet des choses ». « L’Internet des objets » traduit ce paradigme où les choses communiquent entre elles et d’elles-mêmes, sans intervention humaine que la programmation informatique dont elles auront fait l’objet. Aujourd’hui, de par sa dimension technologique associée au tag RFID, « l’Internet des objets » est empreint d’une forte connotation industrielle.

Depuis les années 1990, la conjonction du développement du haut débit, des réseaux sans fil et de la mobilité, la miniaturisation croissante des composants électroniques jusqu’à leur invisibilité à l’œil nu et l’augmentation de leur puissance de calcul, la prolifération de capteurs disséminés dans l’environnement et les choses porterait en elle les germes d’une société où l’information serait comme « dissoute » dans un espace informationnel dont les contours nous échappent et où l’outil informatique tel que nous le connaissons aujourd’hui serait amené à disparaître. C’est selon ce paradigme qu’est imaginé depuis les années 1990 et 2000 le futur du réseau Internet et des nouvelles technolo- gies de l’information et de la communication, principalement aux Etats-Unis, en Asie et en Europe. Aux Etats-Unis, l’informatique ubiquitaire (Ubiqui- tous Computing-Ubicomp), suggérée par Mark Weiser dès les années 1990 lors de ses recherches au centre Xerox Palo Alto (PARC), part du principe que les capacités de traitement numérique des données, les capacités computationnelles, les fonctions de traitement, stockage, émission et réception de données vont se répandre dans l’environnement jusqu’à disparaître aux yeux de tous, à la fois physiquement et psychologiquement. L’expression « informatique ubiquitaire » retranscrit le passage de l’ordinateur (plusieurs personnes en partagent un seul) au micro-ordinateur ou ordinateur personnel (un ordinateur par personne) aux nano-ordinateurs (plusieurs ordinateurs par personne).

Comme tout dispositif technologique, il ne répond à aucune autre finalité que celle issue de sa programmation informatique. Or l’attrait de ces dispositifs repose en grande partie sur la notion d’autonomie de ces systèmes, leur capacité à déclencher « tout seuls » des messages, à s’insérer dans une constellation d’objets, aux utilités variées, mais où tous partageraient les mêmes protocoles de communication et les mêmes fonctions informatiques. De plus, ces dispositifs incluant des tags RFID, qu’ils soient actifs ou passifs, revêtent une dimension d’invisibilité et de silence, une « a-cognition », qui les écarte du champ de l’appréhension humaine. Toujours selon Mark Weiser, « les technologies les plus profondément enracinées sont les technologies invisibles. Elles s’intègrent dans la trame de la vie quotidienne jusqu’à ne plus pouvoir en être distinguées. » Autrement dit, une technologie est véritablement adoptée par le grand public lorsque celui-ci oublie qu’il l’utilise. Mais il fut également le premier à tempérer l’usage que l’on en fait : « Le plus grand risque inhérent à une technologie invisible est le fait que nous pourrions en arriver à oublier qu'il faille la superviser. Ce n'est pas parce que nous ne verrons plus les ordinateurs encastrés dans nos murs que ceux-ci ne seront plus à la merci de virus, de pirates ou de Big Brother ».

Ce modèle de société où les personnes, les objets, les choses et l’environnement sont reliés entre eux via Internet nous amène à penser l’environnement, la géographie comme un réseau, où les personnes et les choses interagissent de concert selon une nouvelle écologie, de nouveaux mouvements de l’information. Si comme le disait Paul Watzlawick dans les années 1970 : « L’homme ne peut plus ne pas communiquer », c’est dorénavant son environnement qui ne peut plus ne pas communiquer. Il ne s’agit plus seulement de communication entre les hommes, mais également de communication entre les objets, les choses à travers l’environnement qui les relie, même si les finalités de ces dispositifs restent aussi diverses que l’imagination et l’intérêt de leurs concepteurs respectifs.

Pour Gérald Santucci, président du groupe de travail sur les technologies RFID à la Commission européenne, il s’agit d’une « révolution de la domotique, construction d’immeubles intelligents, gestion plus efficace des énergies, gestion plus dynamique des transports, meilleure organisation de la santé. L’Internet des objets va nous permettre d’avoir un confort de vie meilleur, de construire des villes et des appartements intelligents ». Mais comme nous l’avons vu, l’Internet des objets peut être à l’origine de tous les scénarios. Un exemple parmi les plus récurrents depuis les années 2000 est celui du réfrigérateur connecté à Internet. Capable d’identifier les produits que l’on y met, le réfrigérateur communicant informe son propriétaire des denrées périmées, passe commande au super- marché local, suggère des recettes suivant ce qui reste ou propose d’acheter des produits selon le programme diététique que l’utilisateur aura auparavant paramétré. Le thème de la « maison intelligente » porté par la domotique inspire de nombreux experts et designers, mais force est de constater que, depuis dix ans, ces machines sont encore peu répandues et suscitent toujours autant d’interrogations, comme le soulignait en s’amusant Nathalie Kosciusko-Morizet, alors secrétaire d’Etat à la prospective et à l’économie numérique, lors de la conférence « Lift with Fing », les 19 et 20 juin 2010 à Marseille : « Quelle utilité sociale peut-on trouver à lier le yaourt dans mon réfrigérateur à ma Carte bleue (lorsque le réfrigérateur va lancer sa com- mande au magasin en ligne), à ma carte Vitale (qui définira le type de yaourt qui me convient le mieux) et à mon passeport (qui sait si je serai bien à la maison pour les manger) ? ». La question reste ouverte.

Malgré la diversité de ces approches, chacun s’accorde sur le fait que l’homme baigne déjà dans le spectre d’une multitude de réseaux de communications électroniques, intelligents ou non, au sein desquels des machines et des choses interagissent déjà sans lui et parfois avec lui, de son plein gré, mais de plus en plus souvent à son insu. Aucune technologie n’est bonne ou mauvaise en soi. L’intérêt considérable des industriels pour ce nouveau domaine suscite déjà autant de débats qu’il n’induit de nouveaux usages. Se focaliser sur la dimension industrielle fait parfois oublier qu’Internet n’est pas seulement un réseau informatique au service du commerce des « objets ».

D’un point de vue sémantique, « l'Internet des objets » ne décrit qu'une petite partie de ce paradigme concernant l’invisibilité du traitement de l'information et de la communication via le réseau et la capacité des objets à communiquer entre eux de manière autonome. Le mot « objet » de l’Internet des objets fait immanquablement penser à une marchandise, ou tout du moins à un objet créé par la main de l’homme, alors qu’appréhender l’Internet des choses permettrait d’élargir la perspective en repartant de la racine latine du mot « chose », la res, qui permit aux Romains d’établir en droit la différence entre la chose et les personnes, et, parmi les choses, de séparer la chose publique (res publica), la chose de personne (res nullius), la chose commune (res communis) et la chose privée. 

Si depuis vingt ans, l’Internet de la chose privée est en pleine ébullition technologique, il semble que l’Internet des choses communes, l’Internet des choses de personne, ou l’Internet des choses publiques soient eux aussi en pleine effervescence sociale. Serait-ce l’Internet des gens ?

JA_FS
Sources : 

- « The Computer fort the twenty-first century », Mark Weiser, Scientific American, p. 94-10, http://bit.ly/wNEvB, septembre 1991. 
- « La cervelle est dans le frigo. Un réfrigérateur connecté à l'Internet, une cuisinière relayée par un PC : l'électroménager s'intellectualise ! », Emmanuèle Peyret, liberation.fr, http://bit.ly/iiGaNB, 26 février 1999. 
- « Communication de M. Philippe Lemoine relative à la Radio-identification (Radio-Tags ou RFIds) », Commission nationale de l’informatique et des libertés, CNIL, http://bit.ly/fPKXRF, séance du 30 octobre 2003. 
- « The Internet of Things, Internet Reports 2005 » International Tele- communication Union (IUT), 7e édition. Executive summary, http://bit.ly/9F2Cpv, 2005. 
- « Paris trace la vie de ses arbres grâce au RFID », Pierre Berlemont, Décision informatique (n° 636), http://bit.ly/9VJBJC, 2 août 2005.. 
- « Repenser l’Internet des objets », Daniel Kaplan, http://bit.ly/OIWgr, 23 avril 2009. 
- Exemple de Tag RFID actif équipé d’un capteur d’humidité et compa- tible avec le Wi-Fi : http://www.gaorfid.com/index.php?main_page=pro- duct_info&products_id=890